Le secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de a Coopération, M. Ahmed Lakhrif, a réitéré l'adhésion du Royaume du Maroc à toutes les initiatives visant la modernisation et le développement des mécanismes de fonctionnement de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) afin qu'elle devienne plus efficiente, au service de l'action islamique commune.
Dans une allocution prononcée lors des travaux de la 35ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'OCI, qui se tient du 18 au 20 juin à Kampala, M. Lakhrif a souligné que l'adoption d'une nouvelle Charte de l'OCI, à l'occasion du 11ème sommet des chefs d'Etat à Dakar, est de nature à consacrer l'orientation judicieuse de suivre une méthodologie et une démarche réalistes dans le traitement des questions qui s'imposent à l'Organisation et pour la préservation de son identité islamique et la promotion de l'esprit de compromis, de solidarité et d'entraide, tout en la mettant à l'abri des divergences qui puissent l'affaiblir et miner ses fondements.
Evoquant la question palestinienne, le secrétaire d'Etat a rappelé que sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc n'a eu de cesse d'accorder une attention particulière à cette cause et de placer la situation de la ville sainte d'Al-Qods à la tête de ses préoccupations, dans le but de faire prévaloir le droit et la légalité internationale et en concrétisation de son vœu sincère d'instaurer la paix, la stabilité, la sécurité et la cohabitation dans la région du Proche-Orient.
Il a également rappelé les efforts inlassables que déploie SM le Roi, en Sa qualité de Président du Comité Al-Qods, en vue de préserver l'identité arabo-islamique et le cachet civilisationnel da la ville sainte, en tant que centre de tolérance et de coexistence entre les religions monothéistes, notant que sur Hautes instructions royales, l'Agence Beit Mal Al-Qods supervise la réalisation de projets de développement, d'urbanisation et en matière de santé au profit de la population de la ville.
Soucieux de la consécration de la paix et de la stabilité internationales, particulièrement dans le monde islamique, a-t-il par ailleurs relevé, le Maroc appelle au dialogue constructif et à la réconciliation nationale en Irak, au Soudan et en Somalie et salue l'esprit de compromis et de responsabilité dont ont fait montre les différentes factions libanaises en signant l'Accord de Doha.
Les indicateurs de développement humain dans le monde islamique, quoique différents d'un pays à l'autre, restent en-deçà des aspirations de la Oumma, en dépit de l'abondance des ressources naturelles susceptibles d'aider à réaliser le progrès de ses Etats et assurer une vie digne à ses peuples, a fait remarquer le secrétaire d'Etat, notant que la faiblesse de ces indicateurs et la dégradation du niveau de vie dans la plupart des pays islamiques contribuent grandement au ralentissement de la croissance économique et à l'exaspération des tensions sociales.
Partant, a-t-il estimé, les pays islamiques se doivent de réaliser d'importants taux de croissance en mettant à profit leurs ressources économiques et les énormes potentialités dont ils disposent, de même qu'ils sont appelés à accorder la priorité à la coopération économique et commerciale en vue d'atténuer l'impact de la pauvreté, particulièrement dans les Etats exposés à la sécheresse et aux aléas climatiques, ainsi qu'à lever les barrières qui se dressent devant la concrétisation du développement durable et de la complémentarité économique.
Il a, à ce propos, rappelé que le Maroc a placé le développement humain au premier rang de ses priorités dans le but de relever les grands défis sur le chemin du progrès économique, social, culturel et environnement, sur la base d'une approche visant la consécration des fondements de la démocratie, de l'efficience économique et du partenariat social.
D'autre part, le secrétaire d'Etat a réaffirmé l'engagement du Royaume dans l'action internationale de lutte contre le terrorisme, sous toutes ses formes et quelles qu'en soient les justifications qui sont contraires aux préceptes de l'Islam.
Le Maroc considère que le meilleur moyen de faire face à ce fléau est le renforcement des politiques d'ouverture démocratique et l'adoption de programmes de développement assurant une vie décente aux peuples et permettant de les mettre à l'abri contre l'ignorance, la pauvreté et la marginalisation, a-t-il souligné.
Le secrétaire d'Etat a, en outre, mis l'accent sur l'intérêt que porte le Royaume à la coopération Sud-Sud, sur la base d'un partenariat objectif prenant en compte les besoins des pays islamiques les moins avancés, particulièrement en Afrique, l'une des régions du monde les plus affectées par la pauvreté, les épidémies, l'analphabétisme, la famine et l'endettement extérieur qui handicape lourdement les économies des pays du continent.
Le Maroc a adopté une approche de solidarité avec les pays africains, notamment à travers la suppression de la dette des pays africains les moins avancés et la suppression des barrières douanières pour encourager l'accès de leurs produits au marché national, ainsi qu'à travers l'appui à des programmes de développement dans les domaines de l'agriculture, de gestion des ressources hydrique, de la santé et de la formation des cadres.
Sur un autre plan, le secrétaire d'Etat a mis en avant l'attachement du Maroc aux principes de dialogue, de coexistence pacifique et de diversité culturelle et civilisationnelle, tant de valeurs à même de faire cesser les conflits et favoriser l'édification d'un monde meilleur où règnent paix et stabilité.
La délégation marocaine comprend notamment M. Mekki Gaouane, directeur des Affaires arabes et islamiques au ministère des Affaires étrangères, M. Rachid Khettabi, chargé de mission au cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, et M. Azeddine Ferhat, chef de service des Organisations internationales au même ministère.
source:map.ma