La Villa des arts de Rabat était au rendez-vous, mercredi soir, avec l'artiste juif marocain Albert Bouhadana qui a transporté les mélomanes du festival "Mawazine : Rythmes du Monde" en interprétant des chants puisés dans le répertoire du patrimoine marocain, notamment dans son volet andalou et gharnati.
L'artiste a ouvert son concert avec une chanson, mêlant sonorités arabe et hébraïque, qui témoigne de la singularité et de la richesse de l'héritage musical marocain, pour le plus grand plaisir des amateurs d'"Al-Ala".
L'artiste marocain, qui participe à ce festival aux côtés d'une pléiade d'artistes du monde entier, a affirmé à la MAP, sa grande joie de chanter dans un tel festival organisé dans sa "mère-patrie", ajoutant que son amour pour la musique andalouse et le malhoune, et, en tant que juif-marocain, il est de "mon devoir de montrer partout dans le monde cette diversité des formes musicales marocaines, ainsi que de conserver cet héritage".
La musique d'Albert Bouhadana est marquée par ce brassage entre le Malhoune et la musique d' "Al-Ala" qui donne des rythmes exceptionnels et uniques, d'autant plus que cette musique constitue l'une des plus nobles expressions artistiques pour relier le passé au présent.
Né à El Jadida en 1948, Albert Bouhadana, très petit avait une oreille musicale. Enfant, il chantait et surtout écoutait constamment à la radio "Al ala", cette musique classique d'origine andalouse.
Il avait aussi beaucoup d'admiration pour la musique populaire marocaine et a été beaucoup influencé par des chanteurs comme Sami Al Maghribi.
En 1965, Albert Bouhdana rencontra un grand maître de la musique, Rabi David Bouzaclou, qui lui transmis les bases de la musique.
source:map.ma