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Des maladies cardio-vasculaires aux simples rhumes, la rédaction de Destination Santé suit l'actualité des grands enjeux de santé publique comme des petits maux du quotidien. Le style est incisif et percutant, l'information attractive et accessible. Menara ont rendez-vous avec la Lettre de Destination Santé. Des informations qu'ont l'amabilité de nous fournir les responsables de ce réseau dont le but est de permettre au public d'être un acteur plus éclairé de la santé.
Votre enfant a avalé un corps étranger
Chez l’enfant, l’inhalation d’un corps étranger par les voies respiratoires est potentiellement grave. Et elle est relativement fréquente entre deux mois et quatre ans… En France chaque année, 30 enfants meurent ainsi après avoir inhalé un corps étranger ! Que ce soit une cacahuète, un jouet, un bouchon de stylo… Quelques conseils pratiques pour vous aider à mieux gérer les premiers instants.
La première règle est des plus élémentaires : quelle que soit la situation, alertez les secours. Ensuite et si l’enfant s’asphyxie, agissez en urgence : tapez plusieurs fois avec la paume de votre main dans son dos. Le corps étranger n’est pas expulsé ? Placez-vous toujours dans son dos et comprimez son thorax. Et n’hésitez pas à répéter cette manœuvre quatre à cinq fois…
Si l’enfant respire, même mal, aucun geste de sauvetage ne doit être exécuté. Restez auprès de lui, rassurez-le et respectez la position dans laquelle il se trouve. S’il ne respire plus ou de moins en moins bien, ne le bougez pas. Vous risqueriez de déplacer le corps étranger.
Enfin, si l’objet se trouve dans le nez ou dans les oreilles, là encore n’agissez pas avant l’arrivée des secours. Surtout, n’utilisez pas de pince. Une mauvaise manipulation pourrait propulser « plus loin » le corps étranger. Et si celui-ci se trouve dans l’appareil auditif, ne lavez pas le conduit. Si le tympan est percé, vous ne feriez qu’aggraver la situation.
Polio : la Somalie gagne une bataille
Une étape historique pour la santé publique. C’est en ces termes que l’Initiative mondiale pour l’Eradication de la Poliomyélite salue l’interruption de toute transmission de la maladie en Somalie. Aucun nouveau cas n’y a été signalé depuis le 25 mars 2007. Une première victoire, obtenue grâce à une campagne de vaccination menée tambour battant à travers le pays.
Plus de 10 000 volontaires et agents de santé somaliens ont quadrillé le territoire et vacciné à plusieurs reprises plus de 1,8 million d’enfants de moins de 5 ans. Aucune localité, aucune famille n’aurait été omise. Un exploit pour ce pays sans gouvernement central opérationnel, considéré comme l’un des plus instables et dangereux au monde.
Cette réalisation historique montre qu’il est possible d’éradiquer la poliomyélite partout, même là où les conditions sont particulièrement difficiles... En effet, l’exemple somalien porte à croire que la victoire contre cette maladie est toujours possible dans les quatre seuls pays d’endémie encore en proie au fléau : l’Afghanistan, l’Inde, le Nigeria et le Pakistan.
Une percée thérapeutique contre la drépanocytose ?
Un pas important vient d’être franchi dans la prise en charge de la drépanocytose, une maladie génétique qui « déforme » les globules rouges. Elle touche des centaines de milliers d’enfants dans le monde. Une équipe INSERM a mis en évidence le mécanisme qui serait à l’origine des crises douloureuses caractéristiques de cette anémie que l’on appelle falciforme. Mieux, une molécule déjà utilisée contre l’hypertension artérielle pulmonaire serait particulièrement efficace.
La marche pour le mental féminin
Une étude américaine confirme les bienfaits de l’activité physique sur la santé mentale de femmes sédentaires, obèses ou en surpoids. Et cela à partir de seulement dix minutes quotidiennes d’exercice. Voire tout simplement de marche à pied. Au total, 430 femmes âgées en moyenne de 57 ans ont participé à ce travail. Les chercheurs ont séparé leur cohorte en quatre groupes : trois qui se sont vu proposer de faire de l’exercice à différentes intensités, et un groupe témoin.
Sans surprise, les femmes qui ont pratiqué une activité physique ont affiché les meilleurs résultats aux évaluations mentales. Y compris celles qui avaient le programme physique le plus léger. Une amélioration de la qualité de vie et de la vitalité de ces femmes est en effet perceptible à partir de 10 minutes d’exercice quotidien.
Une prédisposition génétique au cancer du poumon ? C’est possible
Pourquoi certains fumeurs développent-ils un cancer du poumon, et d’autres non ? Une équipe coordonnée par le Centre international de Recherche sur le Cancer de l’OMS à Lyon, le CIRC, apporte un élément de réponse. Une prédisposition génétique augmenterait le risque d’être atteint par la maladie. Cette hypothèse longtemps avancée, est aujourd’hui confirmée.
Les chercheurs du CIRC ont suivi plus de 10 000 personnes dont 90% de fumeurs, dans 18 pays différents. Près de la moitié souffraient d’un cancer du poumon, les autres formant un groupe témoin. L’objectif était d’identifier les variations génétiques susceptibles d’être impliquées dans la survenue de ce cancer. Un véritable travail de fourmis.
Après avoir comparé plusieurs centaines de milliers de fragments d’ADN, une importante région génétique a pu être identifiée. Il s’agit d’une zone contenant plusieurs variants génétiques qui interagissent avec la nicotine et d’autres toxines du tabac. Les fumeurs qui sont porteurs d’un seul exemplaire de ces variants, ce qui est le cas d’un Européen sur deux, verraient leur niveau de risque de cancer du poumon majoré de 30%. Ce sur-risque grimperait à 80% chez les porteurs de deux copies des variants. Et là, un Européen sur dix serait concerné !
Plus inquiétant encore, les auteurs soulignent que les variants d’ADN identifiés accroissent le risque de cancer du poumon chez les fumeurs et les anciens fumeurs, et qu’ils peuvent aussi accroître le risque chez les non-fumeurs. Un constat qui ne doit en aucun cas être interprété comme la preuve scientifique d’un quelconque « avenir cancéreux » inscrit dans nos gènes ! C’est le risque qui augmente, uniquement le risque. Ne vous mettez donc surtout pas à fumer…
source:destination-sante.com