Le Maroc est résolument engagé dans la lutte contre la pauvreté, la promotion des droits économiques et sociaux notamment en direction des personnes en situation précaire, a affirmé, mercredi à Paris, la ministre de la Santé, Mme Yasmina Baddou, lors de la Conférence internationale de haut niveau sur la couverture du risque maladie dans les pays en développement (PED).
Dans son intervention devant les représentants de plus de 70 pays, institutions internationales, organisations non gouvernementales et entreprises privées, Mme Baddou a indiqué que le Maroc répond ainsi à ses engagements internationaux, à ses programmes nationaux de développement humain qui s'inscrivent dans les objectifs du millénaire pour le développement.
Conformément aux Hautes Orientations de SM le Roi, le Maroc est entré dans un processus de développement humain et de consolidation des droits, a-t-elle souligné, ajoutant que "ce processus place la dignité de l'Homme, son bien-être et son droit à la santé au centre des préoccupations".
Mme Baddou a également mis l'accent sur l'Initiative nationale pour le développement (INDH) qui confirme la haute sollicitude royale à l'égard de la question sociale en général et du secteur de la santé en particulier.
Détaillant l'expérience marocaine dans le domaine de la couverture du risque maladie, elle a rappelé que le Maroc a lancé, dans une vision de solidarité, un vaste projet de couverture de base, indiquant que la loi 65-00 portant code de la couverture médicale de base est entrée en application fin 2005.
Dans ce cadre, a-t-elle poursuivi, cette loi institue le "régime AMO" et le "régime RAMED", lequel est fondé sur la solidarité nationale, garantissant aux moyens d'un régime public d'assistance médicale la gratuité d'accès aux soins pour les personnes démunies.
Selon la ministre, deux catégories de personnes sont admissibles au RAMED, à savoir les personnes reconnues en situation de pauvreté qui bénéficieront d'une prise en charge totale des soins et celles reconnues en situation de vulnérabilité qui s'acquitteront d'une contribution forfaitaire symbolique.
"L'accès à la santé est à ce titre considéré comme un moyen essentiel de lutte contre la pauvreté", a relevé Mme Baddou, précisant que le financement de ce régime est globalement pris en charge par l'Etat et les collectivités locales.
La ministre a, par ailleurs, fait remarquer que la communauté internationale doit consentir des efforts supplémentaires dans la lutte contre la pauvreté.
"L'absence de financement de système de santé pérenne reste un frein puissant à l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement", a-t-elle ajouté.
Pour sa part, Mme Roselyne Bachelot, ministre française de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, a mis en exergue la place particulière qu'occupe le modèle marocain à l'échelle internationale et s'est félicitée de l'exceptionnelle coopération entre la France et le Maroc dans le domaine de la couverture médicale.
Outre Mme Baddou, la délégation marocaine comprend, notamment, le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, M. Jamal Rhmani, le directeur de l'Agence nationale de l'assurance maladie, M. Chakib Tazi, et M. Driss Guerraoui, conseiller auprès du Premier ministre.
source:map.ma