-Le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, a poursuivi, mardi à Rabat, ses réunions avec les centrales syndicales les plus représentatives dans le cadre du dialogue social, en tenant deux séances de travail avec les délégations de l'Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM) et la Fédération Démocratique du Travail (FDT), conduites respectivement par leurs secrétaires généraux MM. Mohamed Benjelloun Andaloussi et Abderrahman Azzouzi.
Lors de ces deux réunions, qui se sont déroulées en présence de plusieurs membres du gouvernement, le Premier ministre a passé en revue les différentes étapes franchies par le gouvernement depuis la première rencontre avec les centrales syndicales, en février dernier, dans le but d'examiner et de traiter les dossiers revendicatifs de la classe ouvrière, indique un communiqué de la Primature.
M. El Fassi a rappelé, à cette occasion, la mise en place de deux commissions de travail qui se sont penchées sur l'examen des dossiers revendicatifs relatifs aux secteurs privé et public, sous la présidence du ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle et du ministre délégué chargé de la modernisation des secteurs publics, ajoutant que trois réunions du conseil de gouvernement ont été consacrées à l'examen des différentes propositions de mesures, issues des travaux desdites commissions, et qui visent le traitement des dossiers revendicatifs de la classe ouvrière.
Le Premier ministre a mis l'accent sur les efforts entrepris par le gouvernement pour préserver le pouvoir d'achat des citoyens à travers le maintien des subventions des biens de première nécessité et des produits pétroliers, dans le cadre d'une conjoncture internationale difficile marquée par la hausse des cours du pétrole et des prix des produits de consommation sur les marchés internationaux.
Il a noté que les crédits alloués par le gouvernement pour la subvention des produits de base et des hydrocarbures au titre du budget 2008 sont passé de 20 milliards de dirhams, prévus initialement, à 26 milliards actuellement et sont susceptibles d'augmenter en raison de la hausse des cours sur le marché international.
En dépit de cette conjoncture difficile, a-t-il dit, le gouvernement oeuvre à satisfaire les revendications des centrales syndicales en proposant des mesures et des solutions pour améliorer la situation des catégories à revenu limité.
Au cours des deux réunions, le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, M. Jamal Rhmani, et le ministre délégué chargé de la modernisation des secteurs publics ont fait des exposés comportant une panoplie de solutions proposées par le gouvernement en vue de répondre favorablement aux principaux points présentés par les centrales syndicales.
Ces solutions visent l'amélioration du revenu de la classe ouvrière (en particulier les petits fonctionnaires et les agents), l'institutionnalisation du dialogue social, l'appui à l'action et aux libertés syndicales, le soutien matériel et organisationnel des centrales, la généralisation de la sécurité sociale et l'accélération de l'opération de promulgation de certains lois et décrets relatifs au Code du travail.
Il a été procédé, à cette occasion, à l'examen des différents aspects des solutions proposées par le gouvernement, indique la même source, précisant que le débat s'est déroulé dans un climat empreint de responsabilité.
Ont pris part à ces deux réunions le ministre de l'Economie et des finances, M. Salaheddine Mezouar, la ministre de la Santé, Mme Yasmina Baddou, le ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, M. Ahmed Akhchichine, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Khalid Naciri, le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, M. Jamal Rhmani, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des affaires économiques et générales, M. Nizar Baraka, le ministre délégué chargé de la Modernisation des secteurs publics, M. Mohamed Abbou, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieure, M. Saad Hassar, la secrétaire d'Etat chargée de l'Enseignement scolaire, Mme Latifa Labida et les secrétaires généraux des départements concernés.
source:map.ma