La norme du mariage dans l?Islam est la monogamie. Cependant, comme plusieurs peuples et religions incluant les proph?tes de la Bible, l?Islam a permis la polygamie, d?j? existante (polygynie), mais il la r?gule et la restreint. Elle n?est ni exig?e ni encourag?e. L?esprit de la loi est de prendre des mesures concernant les ?v?nements impr?vus des personnes et de la collectivit? (par exemple,
les d?s?quilibres cr??s par les guerres) et de fournir une solution morale, pratique et humaine aux veuves et aux orphelins. Ceci peut expliquer pourquoi le verset qui r?gle la polygamie a ?t? r?v?l? apr?s la guerre d?Ohod, dans laquelle des douzaines de musulmans furent tu?s, laissant derri?re eux des veuves et des orphelins dans le besoin. Tous les int?ress?s impliqu?s dans un mariage polygame ont des options. Une femme ne peut ?tre forc?e ? devenir une seconde ?pouse. La premi?re femme qui n?accepte pas une situation de polygamie a le droit de demander le divorce.
La responsabilit? du mari sur l?entretien, la protection et la direction de la famille, en g?n?ral, dans l?esprit de la consultation et de la gentillesse, est la signification du terme coranique ?Qawwamoune?(Sourate 4 v.34). Ce terme est souvent mal traduit par ?qui a de l?autorit? sur les femmes?. De la m?me fa?on Dieu a dot? les hommes et les femmes de qualit?s physiologiques et autres, diff?rentes et compl?mentaires mais ?galement importantes. Ceci m?ne ? certains r?les et devoirs diff?rents mais compl?mentaires ? l?int?rieur de la cellule familiale. C?est ce ? quoi le Coran r?f?re par le terme ?(fad?)dar?dja? (Sourate 2 v.228), souvent mal traduit comme ?parce que Dieu l?a fait sup?rieur ? l?autre?. Cette diff?renciation se retrouve strictement dans les r?les, non dans le statut ou l?honneur.
Dans le cas d?une dispute familiale, le Coran exhorte le mari ? traiter sa femme gentiment et ? ne pas n?gliger ses c?t?s positifs. Si le probl?me est reli? au comportement de la femme, son mari peut la rappeler ? la raison. Dans la plupart des cas, cette mesure suffit. Dans les cas o? le probl?me continue, le mari peut exprimer son m?contentement d?une autre fa?on pacifique, soit en dormant dans un lit s?par? du sien. Cependant, il y a des cas o? la femme persiste ? maltraiter de fa?on d?lib?r?e son mari et n?glige ses obligations conjugales. Au lieu du divorce, le mari peut avoir recours ? une autre mesure qui peut sauver son mariage, du moins dans certains cas. Cette mesure est d?crite plus pr?cis?ment comme ?tant une petite tape sur le corps, mais jamais sur le visage, ce qui est plus une mesure symbolique que punitive. La loi islamique a bien pr?cis? qu?avoir recours ? cette mesure extr?me et exceptionnelle consid?r?e comme le moindre de deux maux (l?autre ?tant le divorce), est sujet ? des restrictions explicites. Elle ne doit pas ?tre s?v?re au point de causer des blessures ou m?me de laisser une marque sur le corps. Les lois am?ricaines ou europ?ennes contemporaines ne consid?rent pas une tape l?g?re qui ne laisse aucune marque sur le corps comme un abus physique.
C?est la m?me d?finition qu?ont donn?e les juristes musulmans il y a plus de 1400 ans. Dans plusieurs paroles, le Proph?te a d?courag? son utilisation, aussi l?g?re soit-elle. ?Ne frappez jamais les servantes de Dieu (les femmes)? a dit le Proph?te, qui a d?montr? cette noblesse dans sa propre vie conjugale.
Il s?ensuit que lorsque cette question est ramen?e dans son contexte, elle n?a rien ? voir au fait de sanctionner ?l?abus? ou ?la violence conjugale? qui est, malheureusement, r?pandu dans un pays tel que les ?tats-Unis o? toutes les 10 secondes une femme est battue et chaque jour quatre femmes sont tu?es par leurs conjoints, ce qui fait de la violence conjugale la cause du tiers environ des meurtres commis sur les femmes aux ?tats-Unis (1993).
Dans tous les cas, les musulmans qui passent outre les enseignements de leur foi et commettent des exc?s doivent ?tre condamn?s; comme tous les autres transgresseurs, sans distinction de religions.L?affirmation erron?e que les exc?s commis par certains musulmans peuvent ?tre mentionn?s dans un des versets parmi les 114 sourates du Coran n?est pas plus vraie que d?affirmer que la violence qui s?vit contre les femmes aux ?tats-Unis peut ?tre retrouv?e dans la Bible.
En r?p?tant l?exhortation coranique sur le bon traitement envers les femmes, le Proph?te Mohammad (Paix et B?n?diction sur lui) a clairement ?nonc? que ?les meilleurs d?entre vous sont les meilleurs (dans leur conduite) envers leur famille et je suis le meilleur d?entre vous (dans ma conduite) envers ma famille?. C?est l?exemple ? suivre pour le croyant sinc?re qui veut d?passer les paroles, et le simple habit ext?rieur de pi?t?, pour puiser directement ses vertus dans le Coran et la Sounnah (habitudes du proph?te).Les formes de dissolution du mariage incluent forc?ment un accord mutuel entre le mari et la femme, si l?on se r?f?re ? la sourate ?Tal?k? (divorce) du Coran (S.65:1-7 ou S.2:226/30, qui sp?cifient les diff?rentes ?tapes d?un divorce); de m?me dans les hadiths. Le divorce est ? l?initiative du mari, en g?n?ral, mais peut-?tre l?initiative de la femme dans certains cas, voire, la d?cision d?un conseil sur l?initiative de la femme. Il est notable que malgr? cette facilit? apparente, les taux de divorces dans les soci?t?s musulmanes sont tr?s inf?rieurs ? ceux du monde occidental, car il faut situer cette ?facilit?? dans la perspective de la coh?rence de l?ensemble du message coranique.
La garde des enfants apr?s le divorce, selon la loi islamique, est le droit de la m?re jusqu?? ce que l?enfant soit ?g? d?environ sept ans, moment o? l?enfant peut choisir le parent avec lequel il veut vivre. Toutefois, le principe directeur qui pr?vaut r?side dans le bien-?tre de l?enfant et le droit des deux parents ? avoir acc?s ? leurs enfants.
3. En tant que m?re: Le Coran prescrit la gentillesse envers les parents, particuli?rement les m?res. Les musulmans apprennent que ?le Paradis se trouve aux pieds des m?res?.
4. En tant que soeur dans la foi: Le Proph?te a recommand? la gentillesse, l?attention et le respect des femmes en g?n?ral car elles sont les soeurs des hommes.
5. Au sujet de la modestie et des interactions sociales: Il y a aujourd?hui un large foss? entre l?id?al (loi islamique) et la r?alit? (pratiques culturelles). L?extr?misme, dans un sens ou dans un autre, est ?tranger ? l?esprit de la loi islamique et peut refl?ter de simples pratiques culturelles.
Les musulmans croient en une ligne directrice d?essence divine pour la modestie et la vertu se traduisant dans l?habillement et le comportement des hommes et des femmes. Le retrait de la femme dans certaines cultures est ?tranger ? la pratique du Proph?te. Des interpr?tations excessivement strictes faites par des savants dans certaines cultures minoritaires conservatrices (par exemple, les restrictions quant ? l?interdiction pour les femmes de conduire) sont le reflet de l?influence de ces cultures conservatrices et non une compr?hension g?n?ralement accept?e de la grande majorit? des savants musulmans ? travers le monde.
L?Islam n?interdit pas la mixit? sous deux conditions principales:
a) observation d?un devoir de r?serve et de pudeur mutuel;
b) ils ne doivent pas ?tre seuls (t?te ? t?te).
L?Islam n?interdit pas la libert?, mais le libertinage, et ce, ? l?homme et ? la femme. Si la femme a le devoir de pudeur devant l?homme, ainsi de m?me, l?homme a la m?me obligation face ? la femme. Point de discrimination.