«Le système des fédérations est dépassé, il faut une réforme globale et radicale
des secteurs du sport», souligne Aziz Daouda, ancien DTN de la FRMA au «Matin»
• L'ensemble du monde sportif national se noie dans un amateurisme à présent partout dépassé.
Le départ de Henri Michel, entraîneur de l'équipe nationale de football, suite à sa débâcle à la Coupe d'Afrique des nations 2008, continue de susciter un vif débat dans l'opinion. A la Chambre des représentants, il a pris une forme de procès, déchaînant des passions et tournant au règlement de comptes. Rien ne semble, en effet, cicatriser cette nouvelle plaie d'une discipline vécue comme une passion et sur laquelle les regards de millions de citoyens de tous bords sont constamment rivés. Le football, sport-roi, focalise aujourd'hui les espérances, certes.

L'échec d'une prouesse peut-il justifier à lui seul tant de vitupérations et de haine ? Explique-t-il avec raison ce déchaînement de passions et son instrumentalisation à dessein par quelques-uns prompts à jouer sur les cordes sensibles. On ne peut nier la crise du football national que la CAN 2008 dévoile. Mais qu'en est-il des autres disciplines ? Comment se portent-elles de manière générale ? Un débat serein s'impose, à la fois sur l'organisation institutionnelle du sport, son encadrement, les options faites, le financement et la promotion. Tant que l'on n'aura pas saisi que le sport est une affaire de tous et de toutes, on sera victime d'un infantilisme menaçant. «Le Matin» ouvre aujourd'hui un débat nécessaire et incontournable.
Nous donnons la parole à Aziz Daouda, ancien directeur technique au sein de la Fédération royale marocaine d'athlétisme qui, rebondissant sur la crise du football qui n'épargne ni fédération ni autres acteurs significatifs, pose avec pertinence les interrogations auxquelles est confronté le secteur du sport national de manière générale. L'ancien directeur technique de l'athlétisme marocain, qui avait réuni contre lui autrefois bon nombre de critiques, parle d'autant plus librement à présent que son témoignage ne souffre aucune complaisance. Il ouvre des pistes.
source:lematin.ma