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Rappel de lots et retraits de médicaments, ce n’est pas pareil !
Des lots de Spasfon, dans leur forme injectable uniquement, ont fait l’objet récemment d’un « rappel volontaire » lié à un changement dans la durée de péremption de cette forme pharmaceutique. Décidé par le fabricant avec l’accord des agences gouvernementales compétentes en Algérie et en France, ce rappel n’a rien à voir avec un retrait de marché du médicament.
Fin 2007 en effet, la durée de péremption du produit est réduite d 48 à 18 mois pour répondre aux nouvelles normes internationales. Le problème, c’est que la règle veut que les médicaments dont la durée de vie est la plus courte soient utilisés en premier. Il était dès lors plus simple et plus efficace de rappeler les lots à péremption de 48 mois pour ne garder sur le marché qu’une péremption unique de 18 mois. Cette mesure a concerné dans les faits les pharmacies hospitalières.
« Cette décision ne concerne pratiquement pas les officines de ville » nous explique Fatima Benzitouni, pharmacien à Constantine. « L’antispasmodique Spasfon en ampoules injectables est principalement destiné au milieu hospitalier. » Car la forme injectable de cet antidouleur, qui a prouvé sa sécurité depuis plus de 20 ans en Algérie, est en réalité peu adaptée aux traitements à la maison... En consommation courante, les formes proposées sont plutôt le Lyoc, le comprimé et le suppositoire. Lesquels n’ont jamais été concernés par ce rappel.
« Vous savez, ce rappel ne me surprend pas. Mises à jour et modifications sont courantes dans notre métier. C’est une décision transparente, somme toute assez ordinaire » poursuit Fatima Benzitouni. Pour un laboratoire, un rappel de lots consiste à récupérer dans les meilleures conditions possibles l’ensemble des produits concernés. Il s’agit d’une procédure banale. Si banale qu’elle se répète chaque année dans tous les pays des dizaines, voire des centaines de fois.
Gagner 14 années de vie supplémentaires, cela vous tente ?
Vivre 14 années de plus, cela vous tente ? Eh bien c’est tout à fait possible en observant scrupuleusement 4 « comportements de santé »: pas de tabac, au moins une demi-heure d’activité physique chaque jour, de l’alcool avec modération et ne pas oublier les fruits et légumes… Une étude britannique fait le point sur cette bonne nouvelle.
Le Pr Kay-Tee Khaw et ses collègues de l’Université de Cambridge et du Medical Research Council, ont suivi pendant onze ans 20 000 femmes et hommes « en bonne santé ». Agés de 45 à 79 ans, tous ont répondu à un questionnaire et se sont vus attribuer des notes allant de 0 à 4. Le 0 était donné à ceux qui ne respectaient aucun de ces 4 comportements, jugés « essentiels » par les auteurs : ne pas fumer, pratiquer une activité physique régulière (au moins 30 minutes par jour), boire avec modération (c’est-à-dire sans dépasser trois verres par jour pour les hommes et deux pour les femmes), et manger quotidiennement 5 fruits et légumes.
Les résultats sont sans appel. « Sur onze années de suivi, les personnes qui n’ont adopté aucun de ces 4 comportements se sont avéré avoir un risque de mort prématurée 4 fois plus élevé que celles qui les respectaient fidèlement » constatent les auteurs. Plus inquiétant encore, les membres de la cohorte qui ont écopé d’un zéro au questionnaire avaient un risque de décès identique à celui « de personnes plus âgées de 14 ans, mais qui respectaient les fameux 4 comportements santé »… Un fameux rappel de ce qu’une bonne hygiène de vie est le meilleur allié de notre santé !
Cosmétique : quand la dépigmentation laisse des traces…
Séduire à tout prix ! A Brazzaville au Congo, l’utilisation à visée cosmétique de produits dépigmentants connaît un essor inquiétant. Chez les femmes, mais aussi chez les hommes. Des médecins mettent en garde contre les complications fréquentes et potentiellement graves de ce que les initiés appellent kapokola.
C’est en effet ce que révèle une étude réalisée à Brazzaville, dans le cadre d’une mission humanitaire, par le Dr Mohamed Boui et son équipe de l’hôpital militaire Mohammed V de Rabat au Maroc. Sur les 450 hommes qui ont été examinés, 18 soit 4%, présentaient des signes cliniques liés à cette pratique.
Les auteurs précisent que ces hommes étaient « soit aisés, soit fonctionnaires ». Les complications observées –principalement sur le visage, les mains et les pieds- sont des hyper ou des hypo-pigmentations, ainsi que des vergetures. Des cas d’infections et d’acné ont également été signalés.
En revanche, pas de « complications » à type de diabète ou d’hypertension, retrouvées notamment chez les femmes. Les auteurs avancent à cela deux raisons: « le début tardif de cette pratique chez les hommes, et l’utilisation d’une quantité moins importante de produits par rapport aux femmes. »
Malgré tout, « l’usage inconsidéré » de produits de dépigmentation expose à des « complications graves », nous a confirmé le Dr Boui. Il a également identifié quelques substances toxiques comme l’hydroquinone. « Interdite dans l’Union européenne depuis février 2001, cette dernière est utilisée en Afrique sub-saharienne à des concentrations très élevées. »
Malheureusement, « les notices d’utilisation ne font aucune mention des concentrations des produits utilisés. » Le Dr Boui ajoute enfin que la « plupart des produits de fabrication artisanale contiennent des substances corrosives comme l’acide, le citron ou encore le savon noir… »
Les yeux ? A surveiller de très près… surtout si vous êtes fumeur
Très riche, ce travail australien centré sur la dégénérescence maculaire liée à l’âge (la DMLA), qui provoque une perte progressive de la vision centrale. Deux aspects principaux sont en effet à retenir : les fumeurs et anciens fumeurs présenteraient un risque particulièrement élevé de développer la maladie. Quant aux patients, leur espérance de vie s’en trouverait réduite.
Le Pr Sudha Cugati et ses collègues de l’Université de Sydney, a suivi pendant 11 ans 3 654 personnes de plus de 49 ans. Au terme de leur travail, les auteurs ont enregistré 1 051 décès et observé surtout, que la mortalité était bien plus élevée (54%) parmi les sujets atteints de cataracte ou de DMLA que chez les autres (34%).
« Après avoir pris en compte d’autres facteurs de risque qui auraient pu se trouver à l’origine des décès, nous avons clairement démontré un lien entre ces deux maladies oculaires et la mortalité chez les moins de 75 ans », soulignent les auteurs. Voilà pourquoi il est important de bien surveiller votre vue, tout au long de la vie !
Surtout d’ailleurs, si vous êtes fumeur ou ancien fumeur. Dans le premier cas, le risque de DMLA serait multiplié par 4. Et par 3 dans le second, par rapport à des personnes qui n’ont jamais fumé. A bon entendeur…
Et en plus, la clope rendrait paresseux !
Les fumeurs ont décidément une mauvaise hygiène de vie ! Déjà taxés de mal manger, ils seraient de surcroît, particulièrement réfractaires à… l’exercice physique. C’est la conclusion d’un travail on ne peut plus sérieux, mené par une équipe japonaise.
Pendant 4 ans, le Pr Teruo Nagaya de l’Université des sciences médicales de Nagoya, s’est intéressé au statut tabagique et à la pratique sportive de 750 Japonais de sexe masculin et en bonne santé. Sa conclusion est sans appel. « Les fumeurs font systématiquement moins d’exercice physique que les non-fumeurs. »
Elle a constaté en revanche, qu’à l’arrêt du tabac les anciens accrocs à la nicotine augmentaient leur niveau d’activité. Mais dès qu’ils replongent, ils retombent aussi dans leurs mauvaises habitudes. A croire que la cigarette annihile toute volonté de bouger. Trois à quatre ans après avoir repris le tabac, leur niveau d’activité physique rejoint celui d’un fumeur régulier qui n’a jamais renoncé à la cigarette. C’est d’autant plus inquiétant que l’exercice physique prévient notamment le surpoids, l’hypertension artérielle et l’hypercholestérolémie. C’est dire si les fumeurs multiplient leurs facteurs de risque…
Sachez enfin qu’en fumant, onze organes de votre corps sont menacés de cancer : le poumon bien sûr, mais également le nez et le pharynx, les reins, la bouche et les lèvres, la vessie, le pancréas et le larynx, l’œsophage et les sinus.