Les ministres des 13 pays membres de l'Opep semblaient partis pour choisir la prudence en maintenant leur production de pétrole inchangée, à l'orée d'une réunion mercredi à Abou Dhabi.
"Je ne vois rien justifiant une hausse ou une baisse", a dit le ministre saoudien du Pétrole Ali al-Nouaïmi, chef de file de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui représente environ 40% du pétrole mondial.
"Je ne vois pas de hausse de production se dessiner", a renchéri le ministre nigérian Odein Ajumogobia.
Le ministre du pétrole du Venezuela Rafael Ramirez a également déclaré que le cartel pensait "maintenir" sa production. Le ministre iranien Gholamhossein Nozari a tenu des propos similaires.
"Peut-être qu'il y aura une (autre) réunion en janvier", a ajouté M. Ramirez. Son homologue qatari a précisé que les stocks étaient très confortables", des propos réitérés par le ministre algérien.
L'Opep semble favoriser la prudence face à la perspective d'un fort ralentissement de l'économie américaine qui pèserait négativement sur la demande de pétrole des pays riches.
Une décision qui a dû être confortée par la spectaculaire chute des prix la semaine dernière: après avoir frôlé la barre des 100 dollars, les cours de l'or noir ont ensuite perdu plus de 10 dollars sur la semaine.
Mercredi lors des échanges électroniques en Asie, le baril de brut de qualité "light sweet crude" gagnait 37 cents à 88,69 dollars.
Le cartel pourrait donc fait fi des appels répétés des pays industrialisés, qui réitèrent que le marché a besoin de plus de pétrole pour faire face à la demande hivernale.
Depuis des mois, le cartel martèle que la hausse des prix est due à la spéculation et aux tensions géopolitiques, et ne reflète en rien la réalité de l'offre et la demande.
Il veut ainsi éviter une répétion du scénario catastrophe de la crise asiatique de 1997, quand il avait augmenté sa production pour voir les prix s'effrondrer jusqu'à 10 dollars le baril en 1999.
source:actu.ma