Jamais une Assemblée Générale de Volley-ball n¹a connu autant d¹affluence médiatique que lors de cette AG, tenue samedi à «Kahrama 1», à Casablanca.
Cela vient, surtout, de l¹éclatement de l¹espace audiovisuel et de sa prolifération, ce qui se répercute sur le sport.
Mais si les média progressent, on ne peut pas dire la même chose de la Fédération de Volley, dont l¹A.G a opté pour la «continuité», malgré un budget de 4,5 millions de dirhams et la mise à la disposition de la FRMVB d¹un Centre national de formation, le volley recule au niveau national. Il est vrai qu¹au niveau du classement mondial (26e sur 220 nations), africain (4e après la Tunisie, l¹Egypte et le Cameroun) et 1er africain en beach-volley, le niveau national est frappé par une crise chronique qui voit les grands clubs disparaître, faute de véritable politique de relance. Certaines villes, cas de Berrechid font des sacrifices énormes (avec 3 clubs) tout autant qu¹Agadir et Tan Tan (6 clubs) mais l¹école, l¹université et l¹entreprise ne suivent plus, faute de véritable politique de relance.
A cause de la Fédération, gangrenée par certains dirigeants qui ont fait leur temps et qui n¹ont plus de club pour la majorité d¹entre eux.
D¹ailleurs, on regrettera que l¹A.G n¹ait pas voté pour le CODM et son candidat, le président Mohamed Rouan. Ce dernier s¹en est pris à un Comité fédéral, certes inefficace et coupable de la crise actuelle et de son aggravation, mais ô combien fort, en matière de manipulation des suffrages et des coulisses.
A long terme, c¹est le volley qui perdra le CODM, dont les dirigeants ont failli démissionner, après avoir rappelé que le Comité fédéral était illégitime et n¹a jamais fait le dépôt de ses membres auprès des autorités ad hoc.
Cela sans oublier les occupations d¹un président, éternel absent, à en croire le vice-président du CODM qui lui a dit en ces termes : «Monsieur Ghzali, je vous ai téléphoné 20 fois, vous ne m¹avez jamais répondu et je vous ai téléphoné une fois d¹Allemagne et vous vous êtes précipité de me répondre !».
Le président Abdelhadi Ghzali s¹abstiendra de répondre à ces critiques «personnelles» (sic).
Outre ces problèmes, la Fédération n¹a pas de programme de relance et semble dépassée par la mise à niveau.
On retiendra cependant que l¹AG a fait preuve de gratitude, en plébiscitant Abderrazak Allam, le mythe du volley-ball, qui en est le porte-fanion.
L¹A.G a d¹ailleurs reconduit le tiers sortant, avec Mohamed Amoury et Abdelkader Bensfia.
Il faut maintenant s¹attaquer à la relance, avec le MEN et M. Ahmed Akhchichen, nouveau super ministre qui s¹intéresse énormément au sport.
source:albayane.ma