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Maroc : Le ministère de la Justice réagit
Posté par achkoune le 20/11/2007 08:52:50 (1292 lectures) Articles du même auteur

L¹affaire Benbarka continue de susciter des remous depuis que le juge français Patrick Ramael a dévoilé à la presse son intention de lancer des mandats d¹arrêt à l¹encontre de responsables marocains. Ces fuites avaient été organisées à l¹occasion de la visite au Maroc du président français Nicolas Sarkozy et des indications les avaient attribuées à un journaliste du quotidien «Le Monde», qui les a transmises à la chaîne française «La Trois».


Dans son édition datée du 15 novembre, le journal français «Le Figaro» rapportait une nouvelle information au sujet du lancement par Interpol de quatre mandats internationaux à l¹encontre des généraux Housni Benslimane, Abdelkader Kadiri et de Abdelhak Achaachi et Miloud Tounzi.
Ce à quoi le ministère de la Justice marocain vient de réagir en démentant «catégoriquement avoir eu connaissance ou avoir reçu un quelconque mandat d¹arrêt» en rapport avec l¹affaire Mehdi Benbarka, et ce «ni directement, à travers les autorités judiciaires marocaines compétentes, ni indirectement, par voie diplomatique ou sécuritaire».
Ce démenti fait suite à des articles de presse qui «se sont fait l¹écho d¹une information faisant état de mandats d¹arrêt internationaux qui auraient été lancés contre des citoyens marocains, en vue de les entendre en qualité de témoins dans l¹affaire de l¹enlèvement du citoyen marocain Mehdi Benbarka, dans la capitale française, Paris, il y a quarante-deux ans».
«La diffusion de ce genre d¹informations, entourée de rumeurs et d¹arrière-pensées tendancieuses est de nature à porter préjudice au bon déroulement de l¹instruction sur cette affaire lancinante et complexe, d¹autant plus qu¹elle a été entachée récemment de violations et de dépassements attentatoires à la loi, de la part du juge français en charge du dossier et de quelques auxiliaires de justice ainsi que certains médias, qui sont pourtant censés être parmi les premiers à se soucier de l¹inviolabilité et de l¹indépendance de la justice», indique le ministère dans un communiqué.
Et de souligner: «ces dépassements irresponsables ont consisté, entre autres exemples, pour le juge d¹instruction français, chargé du dossier, Monsieur Patrick Ramael à se faire passer prétendument pour un exploitant agricole, à son arrivée dans notre pays en vue d¹exécuter une des commissions rogatoires, et à dissimuler son statut judiciaire».
P. Ramael s¹est, en outre, conduit «de façon cavalière avec le parquet près la Cour d¹appel de Casablanca, notamment en faisant irruption dans le bureau d¹un juge dudit parquet, en jetant par terre des documents, avant de prendre la fuite par les couloirs du tribunal, dans un comportement indigne du respect dû à la justice», note le communiqué.
«Pire encore, fait remarquer la même source, il a poussé l¹outrecuidance jusqu¹à traiter le juge d¹instruction marocain, comme s¹il s¹agissait d¹un simple assistant, et ce, en essayant de lui imposer son propre agenda et d¹exercer des pressions externes, à travers des fuites organisées systématiquement en direction de certains organes d¹information».
Ces dépassements ont consisté également «à rendre publiques les commissions rogatoires, ainsi que des photos et des documents en rapport avec le dossier d¹instruction, avant de les transmettre de façon légale aux autorités judiciaires nationales compétentes».
Le ministère de la justice réaffirme «son refus de toute tentative vaine d¹empiétement sur les compétences des autorités judiciaires marocaines, tentatives qui sont mues par des velléités colonialistes révolues. Il s¹élève également contre les comportements du juge français, marqués par la violation de la convention de coopération judiciaire entre le Royaume du Maroc et la République française, de 1957, laquelle stipule en particulier le respect de la loi du pays d¹exécution, conformément au principe de la souveraineté».
Le ministère relève par ailleurs que «notre pays ne se laissera jamais entraîner dans une situation où il cautionnerait des décisions entachées d¹illégalité et en marge des procédures légales. Adopter une approche aussi inappropriée risquerait d¹entraîner ce dossier dans des méandres sans issue dont on ne peut attendre rien de bon».
Le communiqué affirme en conclusion: «Le Maroc considère qu¹il s¹agit d¹une tentative d¹occulter la vérité par le mensonge et de faire reculer encore plus la perspective de faire éclater la vérité authentique».

source:albayane.ma

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