La hausse des prix, qui a causé une poussée d¹adrénaline ces derniers temps, continue de susciter les interrogations des opérateurs économiques et sociaux. La CGEM vient de plancher à son tour sur le sujet lors d¹un Conseil d¹Administration exceptionnel tenu mercredi 3 octobre à Casablanca. Objectif: écouter les différentes filières de production et de commercialisation des produits de base pour détecter les origines de la tension sur les prix.
«Nous intervenons en tant qu¹opérateur et société civile, indépendamment des pouvoirs publics», nous a déclaré Hamed Kessal, vice-président à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). La convocation d¹un Conseil d¹administration exceptionnel consacré à la hausse des prix a été l¹occasion pour tous les opérateurs de production et de commercialisation des produits de grande consommation (sucre, huile, farineŠ) affiliés à la CGEM de livrer leurs interprétations quant à l¹amplification inquiétante du processus inflationniste.
Plusieurs facteurs expliquent cette tendance haussière, précise Kessal. Il s¹agit surtout de facteurs d¹origine externe, qui dépassent, a-t-il dit, notre domaine d¹intervention notamment la hausse des cours du pétrole, des céréales et des matières premières à l¹échelle internationale.
Les pressions sur les prix de vente des produits de base s¹expliquent également par d¹autres facteurs internes. L¹unanimité, cette fois, n¹a pas fait défaut. L¹ensemble des intervenants dans les secteurs de production et de commercialisation pointe du doigt les dysfonctionnements des circuits de distribution. La responsabilité des intermédiaires est clouée au pilori. La multiplication des intervenants a été largement commentée lors du CA exceptionnel. Ce sont «les véritables agitateurs des prix», confirme la majorité des opérateurs économiques.
La faiblesse de l¹offre marocaine pour répondre à une demande locale de plus en plus croissante est un autre facteur explicatif de la cherté du coût de la vie. Une situation d¹autant plus aggravée par un rendement faible de la campagne agricole 2006-2007. Conséquence : un recours plus important à l¹importation entraînant automatiquement une hausse des prix par l¹inflation.
La CGEM vient de relancer le débat sur la hausse inquiétante des prix de vente des produits de première nécessité. Aujourd¹hui, chaque fédération est invitée à donner sa copie d¹évaluation sur la situation que le patronat devrait traiter pour arrêter une liste de propositions à soumettre incessamment au futur gouvernement.
Fairouz El Mouden
source:albayane.ma