Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a minimisé dimanche les espoirs suscités par la conférence sur le Proche-Orient qui doit se tenir aux Etats-Unis aux alentours du 15 novembre, souhaitant qu¹elle s¹achève par une déclaration commune plutôt que par un accord en bonne et due forme.
«Nous parlons entre nous d¹une déclaration commune que - nous l¹espérons-nous serons en mesure de formuler», a-t-il déclaré en conseil des ministres évoquant ses discussions avec Mahmoud Abbas, président de l¹Autorité palestinienne.
«Il y a une différence entre un accord de principe et une déclaration, qui reflète des positions», a poursuivi le chef du gouvernement, dont les propos, rapportés par un membre de son administration, illustrent la persistance des divergences.
Condoleezza Rice, attendue cette semaine dans la région, aura fort à faire pour les combler, à deux mois de cette conférence voulue par les Etats-Unis.
Abbas, lui, souhaite que l¹événement donne lieu à un «accord cadre», assorti d¹un calendrier, portant sur les points essentiels du conflit, tels que la question des frontières du futur Etat palestinien, le statut de Jérusalem et le retour des réfugiés palestiniens.
Pour Saëb Erekat, proche collaborateur d¹Abbas, l¹intitulé du document importe peu. «Je me fiche du nom qu¹on lui donne. Je m¹attache à la substance. Le plus important est que nous spécifiions de façon précise comment résoudre tous les questions fondamentales», a-t-il souligné.
Lorsque le président George Bush a souhaité la tenue de cette conférence, les collaborateurs d¹Olmert ont d¹abord envisagé un accord de principe. Or, la nouvelle approche du Premier ministre pourrait même éloigner la perspective d¹une déclaration commune, dit-on dans son entourage.
Les diplomates américains auront d¹autant plus de mal à convaincre les pays arabes influents d¹y participer. L¹Arabie saoudite a d¹ores et déjà fait savoir qu¹elle n¹y prendrait part que dans la perspective de progrès sur le «statut final» du futur Etat palestinien.
source:albayane.ma