C'est ce lundi que le Premier ministre de Centrafrique, M. Elie Dot?, entame au Maroc, ? la t?te d'une importante d?l?gation, une visite de travail du 25 au 27 septembre pour pr?sider avec son homologue marocain la 3e session de la Commission mixte. M. Dot? pr?sidera avec Driss Jettou une r?union conjointe et s'entretiendra ?galement avec lui des moyens de renforcer la coop?ration bilat?rale ainsi que des questions d'int?r?t commun dans la r?gion.
La visite de travail du chef de gouvernement centrafricain s'inscrit dans une tradition de concertation, forg?e sur une amiti? forte et une compr?hension mutuelle qui donne sa pleine mesure ? la conception que les deux Etats, ? leur t?te S.M. Mohammed VI et le Pr?sident Fran?ois Boziz?, se font des rapports Nord-Sud. A vrai dire, les relations du Maroc avec la R?publique centrafricaine plongent leurs racines dans le temps.
Elles se caract?risent par une continuit? remarquable, qui a r?sist? au temps et aux vicissitudes de l'histoire contemporaine. L'amiti? maroco-centrafricaine illustre, en effet, l'exemple vivant d'une convergence qui s'est nourrie, des d?cennies durant, d'un ?change sinc?re et d?sint?ress?, bas? notamment sur la solidarit?.
C'est si vrai que la coop?ration entre Rabat et Bangui n'ob?it nullement au seul crit?re formel et protocolaire. En ao?t 2005, le pr?sident de la R?publique centrafricaine, M. Fran?ois Boziz? a effectu? un s?jour priv? au Maroc, signe s'il en faut de la profondeur des liens entre les deux peuples, d'une confiance r?ciproque aussi.
C'est M. Driss Jettou qui s'est rendu le 11 juin 2005 ? Bangui pour repr?senter S.M. le Roi aux festivit?s d'investiture du Pr?sident centrafricain. La R?publique de Centrafrique adopte ? l'?gard du probl?me du Sahara et de l'int?grit? territoriale, une attitude constante, qui consiste d'une part ? soutenir le Maroc dans son combat pour le parach?vement de son int?grit? territoriale et, d'autre part, ? refuser la reconnaissance de la pseudo-rasd, en d?pit des pressions que certains n'ont cess? d'exercer sur elle.
Lorsque le Maroc, apr?s avoir quitt? l'OUA en 1984 (devenue Union africaine ), ses relations avec la R?publique centrafricaine, comme d'ailleurs avec la quasi-totalit? des pays du continent, n'en ont pas ?t? pour autant affect?es.
Bien au contraire, il a approfondi sa coop?ration multiforme avec le gouvernement de Bangui avec lequel il est li? par une s?rie de 8 accords que, de part et d'autre, les deux chefs de gouvernement vont essayer de renforcer et d'?largir. La Commission mixte, cr??e en 1986, avait tenu ? cette date une premi?re r?union ? Bangui et une seconde en novembre 1989.
Cela dit, depuis quelques ann?es, les visites dans un sens ou dans l'autre, se sont multipli?es, raffermissant chaque fois une relation fraternelle dont, il convient de le souligner, la dimension demeure assez modeste, n'?tait la commission mixte.
C'est dire l'imp?ratif de la programmer de mani?re plus r?guli?re et efficiente, comme aussi de d?velopper les ?changes commerciaux, r?duits ? quelque 4.000.000 DH pour l'un comme pour l'autre.
Le Maroc soutient en effet les programmes de formation, 300 ?tudiants centrafricains ayant re?u leurs dipl?mes des universit?s et instituts marocains. Le Royaume du Maroc soutient ?galement des projets de micro-cr?dits, il a ?galement implant? ? Bangui dans le cadre d'une joint-venture, une Banque populaire maroco-centrafricaine.
C'est, en effet, une nouvelle page qui s'ouvre pour les deux gouvernements, marocain et centrafricain : la visite de travail de M. Elie Dot? articule de nouveau la coop?ration bilat?rale sur le socle d'une longue amiti?, ? l'?preuve des innovations et des r?alisations.
Elle illustre parfaitement la volont? de multiplier les initiatives, de donner son vrai sens ? la coop?ration Sud-Sud que Sa Majest? le Roi Mohammed VI met en ?uvre. Les deux chefs de gouvernement qui se r?unissent d?s ce lundi auront ? honorer cet engagement solennel en ?largissant son champ, en poussant loin encore les fronti?res du possible.
source:lematin.ma