En pr?vision de la cession de 80% de la R?gie des Tabacs au groupe Altadis, l'engagement pris par Fathallah Oualalou sur les 20 % restant n'?tait qu'une man?uvre de diversion. Le ministre de l'?conomie avait promis que cette seconde vente transiterait par la Bourse de Casablanca. All?ch?s par cette privatisation prometteuse, les op?rateurs financiers ont nourri de r?els espoirs. Or, au final, les boursicoteurs sont rest?s sur leur faim.

Certes, le repreneur de la R?gie des Tabacs courait un risque r?el de d?pr?ciation de son investissement, au cas o? le march? aurait mal r?agi ? cette introduction.
Mais avoir fait croire que le compl?ment de 20% pourrait passer par la Bourse a laiss? un go?t amer aux op?rateurs boursiers et au personnel de la R?gie des Tabacs. Selon le sch?ma initial, le personnel allait h?riter, ? des conditions avantageuses, de 6% du capital de la R?gie.
De l'aveu m?me d'un haut responsable gouvernemental, sous couvert d'anonymat, ?l'Etat a, en effet, vendu les 100% de la R?gie des Tabacs lors de la premi?re cession. Les 520 millions de Dhs suppl?mentaires au prix de cession initial correspondent ? la cession du monopole sur le tabac?.
La cession des 20% de la R?gie des Tabacs par le gouvernement ? Altadis aurait ?t? pr?vue dans le ?deal? d?s le d?part. Il s'agissait d'un package ou encore d'une entente globale entre le gouvernement et celui qui a, dans un premier temps, achet? les 80% de l'entreprise nationale?
En clair, la promesse de cession fut consentie par le gouvernement pour c?der les 20% restants du capital d?s 2003. De l'autre c?t?, la promesse d'achat par le groupe Altadis fut ?galement inscrite dans le m?me document. Chose faite cette ann?e : le gouvernement marocain, ? travers son minist?re des Finances, empoche le second ch?que correspondant ? la cession des 20% du capital de la R?gie des Tabacs. Il semblerait ?galement l? aussi que le groupe franco-espagnol ait pay? le prix fort. Quatre milliards de dirhams au lieu de 3,5 milliards ont ?t? vers?s, le 10 ao?t dernier, dans les caisses de l'Etat.
Philosophe, Amine Benabdesslem, le pr?sident du directoire de la Soci?t? des Bourses de Valeurs de Casablanca, a confi? au Matin : ?Nous gardons l'espoir d'?tre entendus pour les futures privatisations. Notamment Comanav, Drapor et Biopharma?.
source:lematin.ma