Les d?mocrates refusent les conditions pr?alables
Le pr?sident George W. Bush a offert mardi ? ses adversaires d?mocrates de discuter de la situation en Irak mais son rejet de toute date de retrait augurait mal des chances de succ?s d'une telle ouverture. Sans d?cliner express?ment l'invitation, les chefs d?mocrates au Congr?s ont refus? les "conditions pr?alables" ?nonc?es par M. Bush.
"Quand il s'agit de financer (le d?ploiement de) nos soldats, nous n'avons pas de temps ? perdre (...), alors j'invite les dirigeants parlementaires des deux partis (...) ? me rencontrer la semaine prochaine ? la Maison-Blanche", a d?clar? M. Bush devant des membres de la principale organisation d'anciens combattants ? Fairfax (Virginie), pr?s de Washington.
La Maison-Blanche a cependant pris soin de pr?ciser qu'il n'?tait pas question pour M. Bush de "n?gociation" ni de "compromis". M. Bush a r?p?t? qu'il opposerait son veto ? tout texte qui fixerait une ?ch?ance ? la mission irakienne. C'est pr?cis?ment ce qu'ont fait les deux chambres du Congr?s, o? les d?mocrates sont majoritaires depuis janvier.
Elles ont assorti d'une date limite d'engagement en 2008 le collectif budg?taire d'environ 100 milliards de dollars que leur a soumis M. Bush en f?vrier pour financer la guerre en 2007.
Les deux chambres doivent ? pr?sent s'entendre sur
un texte unique ? soumettre ? M. Bush. Il a r?clam? un "projet de loi propre, un projet de loi qui finance nos troupes, sans calendrier artificiel de retrait, et qui ne lie pas les mains de nos g?n?raux sur le terrain".
M. Bush a accus? les d?mocrates d'exploiter le collectif budg?taire aux d?pens des soldats et a invoqu? les r?percussions concr?tes pour
eux qu'aurait d?s les prochaines semaines une absence de financement. Le Pentagone va devoir demander dans les jours ? venir la reprogrammation de 1,6 milliard de dollars en faveur de l'effort militaire en Irak pour compenser l'absence de fonds, a-t-il dit.
Ces transferts s'ajoutent ? ceux de 1,7 milliard d?j? notifi? en mars, a-t-il dit. "Cela ne fait que commencer. Plus le Congr?s tardera, plus graves seront les cons?quences pour les hommes et les femmes de nos forces arm?es", a-t-il dit. Il a ?voqu? une facult? de r?action militaire r?duite et des missions prolong?es, ? un moment o? l'arm?e am?ricaine atteint les limites de ses capacit?s de d?ploiement. Les d?mocrates objectent que si on en arrive l?, ce sera parce que M. Bush se sera servi de son veto. Aucun des deux adversaires ne para?t vouloir transiger.
Une porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, a dit que la r?union avec les d?mocrates n'aurait pas pour but de "trouver des compromis". "Peut-?tre (les d?mocrates) ont-ils besoin d'entendre le Pr?sident leur dire pourquoi il serait insens? de fixer des calendriers arbitraires de retrait", a-t-elle dit, insistant sur le fait qu'avec leur majorit? ?troite, les d?mocrates ne pourraient pas outrepasser le veto."Les d?mocrates du Congr?s sont dispos?s ? rencontrer le Pr?sident ? tout moment, mais nous pensons que toute discussion sur une question aussi cruciale que l'Irak doit avoir lieu ? travers des n?gociations s?rieuses d?pourvues de toute condition pr?alable", ont affirm? la pr?sidente de la Chambre des repr?sentants Nancy Pelosi et le chef de la majorit? d?mocrate au S?nat Harry Reid dans un communiqu?.
Selon eux, ce que veut M. Bush, c'est que le Congr?s lui "renouvelle un ch?que en blanc pour une guerre sans fin".
M. Bush a au contraire reproch? aux d?mocrates de ne pas laisser ? sa nouvelle strat?gie pour l'Irak le temps de porter ses fruits. Il s'est livr? ? une ?valuation prudente mais positive des premiers effets de ce plan, parlant de signes "encourageants"."La violence confessionnelle ? Bagdad, cette violence qui commen?ait ? ?chapper ? tout contr?le, commence ? reculer", a-t-il dit.
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Maliki apaise Ankara
Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a tent? hier d'apaiser Ankara apr?s les menaces du pr?sident du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, d'intervenir dans la question sensible de la minorit? kurde de Turquie. "La politique ?trang?re de l'Irak est planifi?e et ex?cut?e par le gouvernement irakien", a d?clar? dans un communiqu? M. Maliki, qui effectue actuellement une visite ? Tokyo et S?oul.
"Cette politique refl?te notre intention de maintenir les meilleures relations avec nos voisins et ne vise pas ? intervenir dans leurs affaires", a ajout? le chef du gouvernement irakien, pr?cisant toutefois: "En m?me temps, nous ne permettrons pas ? des voisins d'intervenir dans nos affaires".
| AFP
source:lematin.ma