Six millions trois cent mille ?lecteurs su?dois se rendent aux urnes le dimanche 17 septembre pour ?lire 349 d?put?s au Riksdag (Parlement monocam?ral) et renouveler tous les si?ges des 23 conseils g?n?raux ainsi que des 284 conseils municipaux.
Devant des petits chalets de bois ?rig?s sur les places pour abriter les partis en lice, les candidats ?noncent calmement leurs programmes terre-?-terre, saupoudr?s de promesses qui le sont tout autant. Quitte ? laisser, le plus souvent, dans l'ombre des enjeux aussi importants que le ch?mage, qui persiste en particulier chez les moins jeunes, m?me s'il est en r?duction constante.
Le taux officiel s'?l?ve ? environ 6 % de la population active, auxquels s'ajoutent quelque 3 % de personnes en formation ou affect?es ? des travaux temporaires financ?s par l'Etat. L'emploi est de fait l'une des questions centrales de cette ?lection. Le d?bat pr??lectoral a port? sur des th?mes tr?s concrets : politique familiale, ?cole, soins et fiscalit? (taxe d'habitation dont la droite a propos? la suppression). Pour la premi?re fois, les quatre partis de l'opposition de droite pr?sentent une plate-forme commune, ?l'Alliance?.
Selon les sondages, le parti social-d?mocrate est cr?dit? de 34,5%, les Verts 6,4 %, le parti de gauche (ex-communiste) 6,1 %, le parti conservateur -principal parti d'opposition- 25,4 %, le parti lib?ral 8,7 %, les centristes 7,2 %, les chr?tiens d?mocrates 7,3 %. Les partis ?bourgeois? obtiennent 48,4 % contre 47,4 %. La derni?re victoire de la droite remonte ? 1991, elle est rest?e jusqu'? 1994. Les deux forces jouent du coude ? coude.
Le bloc ?bourgeois? d?noncent plus ou moins vigoureusement l'ampleur du secteur public, l'emprise d'un Etat tout-puissant sur la sant? publique, la famille et l'?ducation, la pression fiscale, qui restreint la marge de man?uvre d'un individu de plus en plus d?pendant des allocations, et la place prise par les organisations et les tendances corporatistes. G?ran Persson, au visage poupin orn? de lunettes rondes, aime le pouvoir, il aime d?cider. Certains l'appellent ?Machiavel de Vingaaker?, petite ville du sud de la Su?de o? il a vu le jour en janvier 1949.
Les sociaux-d?mocrates du Premier ministre su?dois ont de bonnes chances de conserver le pouvoir. L'incertitude des Verts et du parti de gauche, soutiens traditionnels du gouvernement minoritaire socialiste, pourrait brouiller les cartes.
Les sociaux-d?mocrates su?dois sont des champions en mati?re de mobilisation de leurs ?lecteurs, surtout en ces temps rendus difficiles par le ch?mage.
Le parti conservateur (Moderatena) dont le chef de file, Reinfeld Fredrik, brigue le poste de Premier ministre, affirme vouloir ?une politique qui cr?era de l'emploi? et assure aux Su?dois qu'il est ?payant de travailler?. Pour le Su?dois moyen, il est primordial de pr?server les acquis sociaux, la r?duction des imp?ts que les bourgeois proposent n'a pas d'effet sur son choix de vote.
source:lematin.ma