La Syrie et l'Union europ?enne reprennent langue
Javier Solana a entam? mercredi matin ses entretiens avec les dirigeants syriens, au d?but d'une visite interpr?t?e ? Damas, boycott? depuis des mois par la communaut? internationale, comme une reconnaissance de son r?le essentiel au Proche-Orient.
Arriv? mercredi soir en provenance de Ryad, le repr?sentant de la diplomatie europ?enne a rencontr? le vice-Pr?sident syrien, Farouk el-Chareh, et le ministre des Affaires ?trang?res, Walid Mouallem, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Il doit ?tre re?u par le pr?sident Bachar al-Assad avant de tenir, en d?but d'apr?s-midi, une conf?rence de presse ? l'a?roport ? son d?part de Damas. "Il est clair que la Syrie ne peut ?tre isol?e, au contraire elle obtient une reconnaissance de son r?le. La Syrie n'a pas chang? sa politique qui s'est av?r?e pertinente. Ce sont les autres qui doivent modifier la leur", ?crivait mardi le quotidien officiel as-Saoura, commentant la visite de M. Solana.
Le quotidien officiel "Techrine" affirme mercredi que "la visite de Solana aujourd'hui est un grand pas important sur la voie de l'assainissement des relations arabo-europ?ennes". "Nous esp?rons v?ritablement que cela se r?alise dans l'int?r?t des Syriens et des Europ?ens et de la paix et la s?curit? dans la r?gion et dans le monde", ajoute le journal.
Pour la premi?re fois depuis pr?s de deux ans, M. Solana est ? Damas, dans le cadre d'une tourn?e r?gionale domin?e par la crise politique au Liban.
Lundi, la secr?taire d'Etat am?ricaine adjointe charg?e des questions humanitaires, Ellen Sauerbrey avait eu des entretiens ? Damas sur les r?fugi?s irakiens, avec le vice-ministre des Affaires ?trang?res Fay?al Meqdad. Depuis l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri en f?vrier 2005 ? Beyrouth, un attentat dans lequel des responsables syriens ont ?t? point?s du doigt, les Etats-Unis et l'UE ont gel? leurs relations avec Damas.
"Les tentatives d'isoler la Syrie ont ?chou?. L'administration am?ricaine souhaite engager un dialogue, m?me indirect avec Damas, qui pourrait s'?tendre" ? des questions autres que l'Irak, a estim? Elias Mourad, r?dacteur en chef du journal al-Baas ? l'AFP.
Les officiels syriens lient "le changement am?ricain" ? leur ?gard ? l'?chec des Etats-Unis en Irak.
Aupr?s de Mme Sauerbrey, M. Meqdad a plaid? pour "un dialogue global" syro-am?ricain sur toutes les questions, notamment une paix isra?lo-arabe "juste". "Nous avons dit que toutes les questions ?taient li?es dans la r?gion arabe. Il est impossible de trouver des solutions durables sans un tel dialogue", a affirm? M. Meqdad.
M. Solana a d?clar? ? Beyrouth, premi?re ?tape de sa tourn?e, qu'il avait pour but d'obtenir un "changement d'attitude" de la Syrie concernant le Liban. "J'aurai en Syrie des discussions franches et cordiales (...) pour voir si nous pouvons obtenir un changement d'attitude qui permettrait de renouer de bonnes relations" entre Damas et l'UE, a-t-il d?clar?.
Depuis fin 2006, quatre chefs de la diplomatie europ?ens (espagnol, norv?gien, allemand, n?erlandais) se sont rendus ? Damas sans r?sultat, a soulign? un diplomate occidental en poste ? Damas.
La r?cente visite du ministre belge Karel De Gucht la semaine derni?re ? Damas s'est termin?e sur une r?affirmation par la Syrie de ses positions "inflexibles".
Le ministre Mouallem a ainsi estim? que son pays n'?tait pas concern? par le tribunal international sur l'assassinat de Hariri.
Il a r?affirm? son refus de d?ploiement de forces internationales le long de la fronti?re avec le Liban. Il a d?menti "toutes les rumeurs" sur le passage d'armes vers le Liban en provenance de la Syrie, qui soutient le Hezbollah. M. De Gucht s'est dit alors "d??u" par l'attitude de Damas. La visite de M. Solana est destin?e ? montrer que le message europ?en n'a pas chang?: "La forme a chang?, mais pas le fond", a expliqu? le diplomate.
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Al-Qods : l'Unesco pour l'arr?t des fouilles
L'Unesco devait publier hier son rapport sur ces fouilles en contrebas de l'Esplanade des mosqu?es. Le rapport conclut que les fouilles sont conformes aux normes internationales, ont dit ces responsables. Mais il demandera ? Isra?l de les suspendre et d'?tablir un nouveau plan de travail en consultation avec les autorit?s jordaniennes et le Waqf, instance charg?e de la gestion des lieux saints musulmans ? Al-Qods. "S'il y a des excavations, elles doivent ?tre men?es sous supervision internationale", a, selon les responsables, conclu l'Unesco. Le service de presse de l'Onu ? Al-Qods s'est refus? ? tout commentaire, tout comme les autorit?s isra?liennes et les responsables de l'Unesco.
Isra?l assure que les fouilles ne causeront aucun dommage au D?me du Rocher et ? la Mosqu?e Al Aksa qui surplombent le Mur des Lamentations, haut lieu du juda?sme. Les arch?ologues isra?liens ont entrepris des fouilles le 7 f?vrier en expliquant qu'il s'agissait de sauver des vestiges avant la r?fection de la "rampe des Maghr?bins", structure en bois endommag?e par des intemp?ries en 2004. La vieille ville d'Al-Qods est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco et des experts de cette organisation ont proc?d? le mois dernier ? une ?valuation des fouilles.
Les fouilles ont suscit? de vives protestations des musulmans de la partie Est arabe d'Al-Qods, o? se trouve l'Esplanade des mosqu?es. Isra?l s'est empar? d'Al-Qods Est lors de la Guerre des Six Jours, en 1967, et l'a annex?, mais cette annexion n'est pas reconnue par la communaut? internationale.
REUTERS
source:lematin.ma