Nouvelles dessertes a?riennes, contrats de comarketing, ?tudes de satisfaction, augmentation du budget promotionnel, introduction de nouvelles offres baln?aires? autant de projets que met en place l?Office national marocain de tourisme pour reconqu?rir le march? italien. L?objectif est d?attirer quelque 400.000 touristes ? l?horizon 2010. A noter que l?Office vient de conclure un partenariat avec Alpitours, l?un des premiers TO italiens. Le directeur g?n?ral de l?ONMT, Abbas Azzouzi, explique sa strat?gie pour ce march
L?Economiste : L?Italie est aujourd?hui la nouvelle cible de l?Office. Pourquoi ce march? a-t-il autant de mal ? d?coller?
Abbas Azzouzi : Nous avions du mal ? placer la destination en Italie, par manque d?informations. L?Italie est le cinqui?me pourvoyeur de touristes dans le monde et le Maroc en re?oit moins de 1%. C?est tr?s peu par rapport aux potentialit?s existantes. A cette non performance, il existe une raison: les pr?f?rences des Italiens sont centr?es sur le baln?aire et notre offre actuelle -l?Atlantique- ne les int?resse pas vraiment. Il existe aussi un manque de communication sur les potentialit?s touristiques des autres destinations du Maroc.
Normalement, avec les nouvelles stations comme Sa?dia ou Mogador, l?offre devrait ?tre plus adapt?e aux go?ts des Italiens.
Il y a aussi beaucoup de pr?jug?s sur le Maroc ?
- Tout ? fait. En plus d?un produit inadapt?, nous souffrons d?id?es re?ues. Mais les choses s?arrangent. Pour preuve, la signature du contrat avec Alpitours. A noter que ce TO a identifi? le Maroc comme destination prioritaire dans sa strat?gie.
Pourtant, il a d?j? travaill? avec le Maroc. Mais les objectifs annonc?s n?avaient pas ?t? atteints. Pouvez-vous expliquer ce revirement?
- Effectivement. Le TO a connu quelques difficult?s pour l?ensemble de sa structure. Mais il est en train de les surmonter. Les accords annuels que nous avions conclus avec ce TO avaient justement pour but de recadrer, le cas ?ch?ant, ses termes et de r?orienter les objectifs identifi?s.
Aujourd?hui, ces accords ont ?t? revus et s??talent d?sormais sur trois ans. Alpitours s?est engag? ? drainer plus de clients et ? assurer de nouvelles lignes a?riennes sur les villes de Marrakech, Oujda et Essaouira.
Elles seront d?velopp?es par Neos, la compagnie a?rienne du TO et Atlas Blue. En 2009, et ? travers ce contrat, 8 fr?quences hebdomadaires seront r?alis?es.
Quel est le r?le de l?Office dans ces accords?
- Nous allons bien entendu appuyer ce partenaire sur le plan marketing, ax? sur des campagnes de publicit?. Dans ce plan, nous soutenons davantage le break city (court s?jour), notamment pour la ville de Marrakech. Par ailleurs, nous mettons en place des moyens capables de booster le r?seau de distribution pour que le Maroc soit mieux distribu?. L?un des grands probl?mes rencontr?s sur le march? italien est li? ? l??clatement de la distribution dans le secteur en Italie.
Enfin pour l?Office, ce contrat de comarketing avec Alpitours est la premi?re convention o? nous incluons deux nouvelles stations baln?aires (en l?occurrence Sa?dia et Mogador) parmi les objectifs.
La culture est aussi une niche strat?gique?
- Les ?tudes que nous avons men?es sur ce march? d?montrent que le culturel est un produit tr?s pris?. Marrakech vient, dans ce domaine, naturellement en t?te. La ville r?alise, pour le cas d?Alpitours, plus de 80% des nuit?es. Par la suite, les nouvelles stations devraient prendre la rel?ve.
L?engagement de ces TO qui int?grent a?rien et confection de voyage sera-t-il accompagn? d?investissements dans l?h?tellerie?
- Pour les TO, ce sont deux m?tiers distincts. Rares sont, en effet, ceux qui investissent dans les murs en dehors de l?Italie. Aujourd?hui que des fonds d?investissements ont ?t? mis en place pour la construction d?unit?s h?teli?res au Maroc, rien n?emp?che ces TO d?opter pour des contrats de gestion, notamment pour des clubs, produits tr?s pris?s par les Italiens.
Pour ce march?, l?Office s?est-il donn? les moyens de ses objectifs?
- Bien s?r. Aujourd?hui, le march? italien repr?sente une des destinations sur lesquelles les efforts de promotion sont concentr?s. Le budget promotionnel sur l?Italie sera augment? chaque an, en fonction aussi des objectifs. De 3,3 millions d?euros en 2007, ce budget sera port? en 2010 ? 5 millions d?euros. On esp?re qu?? cette date, on aura atteint la barre des 400.000 touristes italiens sur la destination Maroc.
source:tourismemaroc