Elections ? la Chambre des conseillers
Hier matin, quelques heures seulement avant l'ouverture des bureaux de vote, la tension, au sein des si?ges des partis politiques et des syndicats ? Rabat, est presque nulle. Les formations politiques et les centrales semblent toutes r?p?ter la m?me rengaine : ?Ce qui est fait est fait, il va falloir attendre maintenant?. Et pour cause, tout le monde est dans l'expectative. Chaque formation d?tient ses propres pr?visions, qu'elle garde jalousement bien ?videmment.
Aussi, dans pratiquement chaque parti politique, il y a une v?ritable cellule mise en place depuis le premier jour de ces ?lections.
Une cellule compos?e d'une ou plusieurs personnes (tout d?pend des partis), et qui sont rest?es sur le qui-vive jeudi soir jusqu'? une heure tardive de la nuit, dans le but de s'assurer que la fin de la campagne ?lectorale s'est d?roul?e conform?ment ? la loi. Et en cas d'irr?gularit?, les autorit?s sont imm?diatement avis?es.
?C'est nous qui avons donn? l'alerte dans l'affaire de B?ni Mellal?, assure-t-on ? l'USFP. Pour rappel, les autorit?s de B?ni Mellal ont appr?hend?, il y a deux jours, un candidat du Mouvement populaire pour son ?ventuelle implication dans une op?ration d'achat de voix.
Au sein du parti de Mohamed El Yazghi, vendredi matin, ils ?taient trois personnes ? se trouver dans la cellule. L'une d'entre elles, Aziza, est confortablement assise devant un t?l?phone.
?Cette ligne t?l?phonique est strictement r?serv?e aux appels qui nous signalent des irr?gularit?s ou toute violation de la loi avant, pendant ou apr?s l'op?ration de vote?, souligne Mohamed Chkounda, directeur du si?ge de l'USFP. A l'UGTM, dont le si?ge local est situ? ? Agdal, l'ambiance est beaucoup plus zen.
Quelques ?employ?s militants? sirotent du th? et sp?culent sur les chances des uns et des autres. ?Nous allons r?colter le tiers des si?ges en lice?, assure Filali, l'un des militants de la premi?re heure. En fait, les observateurs estiment que les r?sultats pour le coll?ge des syndicats n'apporteront pas de grandes surprises.
Les raisons en sont simples. D'abord, le nombre de si?ges est limit? : neuf seulement. Ensuite, le vote ?tant national et non local, comme c'est le cas pour les deux autres coll?ges (chambres professionnelles et les collectivit?s locales), le ph?nom?ne d'achat des voix est moins important.
En fait, ce qui est s?r, c'est que les militants syndicalistes sont g?n?ralement beaucoup plus disciplin?s que les conseillers communaux ou les membres des chambres professionnelles.
Au PJD, ces ?lections ne repr?sentent pas un enjeu particulier.
C'est du moins ce qu'assure le secr?taire g?n?ral du parti, Sa?d Eddine El Othmani. Vendredi matin, il ?tait comme ? son accoutum?e au si?ge du parti. Mais le d?roulement de ces ?lections et encore plus leurs r?sultats n'occupent gu?re les esprits des p?jidistes. ?Nous avons charg? une seule personne d'effectuer le suivi dans l'ensemble des r?gions afin de relever essentiellement les irr?gularit?s?, explique le Dr. El Othmani. Rencontr? ?galement sur place, Jama? El Mo?tassim, le seul parlementaire ? la Chambre des conseillers que compte le PJD (il a en fait ?t? ?lu sous la couleur de l'UNTM), explique quant ? lui que son syndicat a de s?rieuses chances lors de ces consultations. ?Nous souhaitons, avec l'aide de Dieu, d?crocher deux si?ges ? la Chambre des conseillers?.
source:lematin.ma