Apr?s avoir tir? ? boulets rouges sur les d?put?s d?missionnaires, le pr?sident du groupe socialiste ? la Chambre des repr?sentants, Driss Lachgar, revient ? la charge en demandant la suppression pure et simple de la Chambre des conseillers. A cet ?gard, il sugg?re, soit de se contenter du Conseil ?conomique et social au lieu de la deuxi?me Chambre, ou de revoir les attributions et le mode d'?lection de cette Chambre,
de fa?on "? s'assurer d'avoir un seul Parlement bicam?ral au lieu de deux parlements comme c'est le cas actuellement". M?me opinion est partag?e par Mohamed Moujahid, secr?taire g?n?ral du Parti socialiste unifi? (PSU), qui avait d?clar? au "Reporter" que "la deuxi?me Chambre a ?t? instaur?e dans une conjoncture pr?cise, celle de l'alternance, comme une carte de r?serve. Je crois qu'elle n'a aucune justification. Elle a les m?mes attributions que la premi?re Chambre". Autrement dit, ni l'USFP ni le PSU croient en la cr?dibilit? d'une telle institution. Toutefois, le Parti du progr?s et du socialisme (PPS) et le Parti de l'Istiqlal (PI), tous deux membres de la Koutla, ne demandent que la red?finition de ses pr?rogatives.
M. Lachgar a, ? ce titre, estim? que les m?canismes ayant pr?sid? ? la cr?ation de cette institution rendent difficile la lutte contre la pratique de la vente des voix. Il a indiqu? que le traitement de ce ph?nom?ne ? l'heure actuelle "demeurera partiel car le v?ritable traitement, en d?pit des efforts de l'Etat, r?side dans une r?forme politique et constitutionnelle de la deuxi?me Chambre", estimant que l'?lection des membres de cette Chambre par un ?lectorat limit? facilite l'achat des voix.
Dans une d?claration ? l'agence MAP, M. Lachgar a ?galement affirm? que les mesures prises par le gouvernement pour assurer le bon d?roulement de toutes les ?tapes des ?lections, notamment la circulaire conjointe du ministre de l'Int?rieur et du ministre de la Justice, la mobilisation des parquets dans l'ensemble du Royaume, la mobilisation de la part du minist?re de l'Int?rieur de toutes les autorit?s locales "sont certes importantes pour lutter contre la vente des voix mais la nation, qui adh?re aux r?formes politiques, est appel?e ? ?uvrer dans la premi?re ?tape des r?formes de la r?forme constitutionnelle ? traiter ce probl?me".
La r?action de l'USFP est palpable dans le nombre des candidatures d?pos?es par ce parti pour le scrutin relatif au renouvellement du tiers de la Chambre des Conseillers pr?vu le 8 septembre.
Sur les 32 candidatures du coll?ge ?lectoral des membres des Chambres d'agriculture, l'USFP n'a pr?sent? aucun candidat. Au coll?ge ?lectoral des membres de la Chambre d'artisanat, sur les 20 candidatures individuelles devant se disputer les 7 si?ges ? pourvoir, l'USFP n'a pr?sent? que quatre candidats. Tandis que pour le seul si?ge ? pourvoir au niveau du coll?ge ?lectoral des membres des Chambres des p?ches maritimes, il a pr?sent? un seul candidat qui devra affronter celui du Rassemblement national des ind?pendants (RNI), pour le seul si?ge ? pourvoir ? ce niveau.
Au coll?ge des repr?sentants des collectivit?s locales, le parti de Mohamed El Yazghi n'a pr?sent? que 53 candidats sur les 441devant se disputer les 54 si?ges ? pourvoir. A titre de comparaison, le Mouvement populaire (MP) a pr?sent? 56 candidats contre 54 pour le Parti de l'Istiqlal (PI).
En plaidant pour la suppression de la Chambre des conseillers, l'USFP et autres d?tracteurs cherchent ? r?habiliter le r?le que devait jouer le Conseil ?conomique et social. Celui-ci a ?t? cr?? aux termes de la constitution du 13 septembre 1996 en tant qu'instance consultative aupr?s du gouvernement et du Parlement sur toutes les questions ? caract?re ?conomique et social. Il se prononce ?galement sur les orientations g?n?rales de l'?conomie nationale et en mati?re de formation.
El Mahjoub Rouane | LE MATIN