Le code ?lectoral, la r?forme de la constitution? Les th?mes fort du discours du leader socialiste.D?cid?ment le premier secr?taire de l'USFP avait mang? du lion samedi apr?s-midi. Lors du congr?s extraordinaire tenu par sa formation pour adapter les statuts de l'USFP ? la nouvelle loi sur les partis,
Mohamed El Yazghi n'a pas rat? l'occasion de d?noncer avec v?h?mence le traitement ?l?ger et immature? auquel sont soumis les partis politiques dans l'audiovisuel public.Il a encha?n? ensuite sur la m?me lanc?e en se demandant quel ?tait le r?le des cha?nes de t?l?vision nationales et quel ?tait leur cahier des charges ? Des interrogations qui revenaient ? mettre en avant de la sc?ne le m?contentement des ittihadis.
Certains observateurs n'ont pas manqu? de souligner, par ailleurs, que cette charge violente d'El Yazghi ?tait la preuve que le parti vivait des probl?mes internes.
Allusion faite, bien s?r, aux derniers soubresauts qui ont secou? la jeunesse ittihadie, notamment avec la d?mission de Hassan Tarik, son secr?taire national frondeur. Du reste, un membre du comit? central de l'USFP remarque, non sans un brin d'ironie, qu'? chaque fois que le parti de la rose connaissait des probl?mes, il durcissait son discours? Une th?rapie qui a prouv? ? maintes reprises son efficacit?.
Sur un autre registre, El Yazghi a rappel? la position du parti quant au projet de code ?lectoral qui, d'apr?s le leader socialiste, ne vise nullement ? ?liminer qui que ce soit, mais plut?t ? ? instaurer un syst?me ?lectoral l?gislatif qui aiderait ? faire dessiner une carte politique avec une majorit? parlementaire coh?rente ?.
Un message clair que l'USFP a envie de faire parvenir aux autres partis politiques et surtout ? ceux qui appartiennent ? la gauche qui d?noncent une ?loi liberticide? support?e par un d?sir d'h?g?monie.
Concernant, les provinces du sud du royaume, le premier secr?taire de l'USFP a not? le fait que la proposition du Souverain de doter ces provinces d'une autonomie a fait bouger les choses en affaiblissant les positions de nos adversaires.
Le Maroc ayant dans ce sens, ? travers le Corcas, ouvert un d?bat franc et d?mocratique le sujet, un d?bat qui n'a pas lieu ? Tindouf o? la population est tenue ? l'?cart et n'est pas consult?e sur son devenir.
D'ailleurs, l'image dont jouit actuellement le Maroc est tellement positive que plusieurs Etats africains ont retir? leur reconnaissance de la pseudo-rasd.
Une histoire tumultueuse
En 1975 Abderrahim Bouabid, figure de proue de l'UNFP, devient le chef d'une nouvelle formation qui porte le nom de l'USFP.
En 1981, une gr?ve g?n?rale lanc?e par la CDT est r?prim?e dans le sang apr?s de graves d?bordements . Le parti de Bouabid est dans le collimateur des autorit?s qui arr?tent les dirigeants de l'USFP. Toujours en 1981, les membres du bureau politique de l'USFP sont arr?t?s suite ? un communiqu? qui rejette l'acceptation d'un r?f?rendum sur l'autod?termination des provinces sahariennes.
La crise avec le pouvoir est alors ? son apog?e. La crispation va durer encore quelques ann?es marqu?es par le 4e et 5e. C'est en 1991 que les relations entre l'USFP et le r?gime se d?tendent pour ouvrir la voie ? une phase de n?gociation qui va aboutir ? une alternance sous la houlette d'un Premier ministre socialiste, Abderrahmane El Youssoufi.
En 2001, le sixi?me congr?s de l'USFP est marqu? par une crise interne qui d?bouche sur le d?part de l'aile syndicale et d'une partie de la Chabiba. En 2005, le septi?me congr?s voit enfin la cons?cration de Mohamed El Yazghi, jusque-l? ?ternel second.
source:lematin.ma