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Libye : un des deux Suisses emprisonné, l’autre prépare son départ

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Max Göldi, l’un des deux hommes d’affaires suisses retenus à Tripoli depuis 19 mois, s’est rendu aux autorités libyennes et a été conduit en prison, tandis que le second Suisse, Rachid Hamdani, blanchi en appel, réglait les formalités nécessaires à son départ de Libye.

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M. Göldi a quitté l’ambassade helvétique vers 14H15 (12H15 GMT), soit plus de deux heures après l’expiration d’un ultimatum donné par Tripoli pour qu’il se rende, a constaté un journaliste de l’AFP.

Il a ensuite été conduit à la prison d’Aïn Zara, près de Tripoli, selon son avocat, Salah Zahaf, qui a ajouté qu’il comptait déposer mardi une demande de grâce auprès du Conseil supérieur des instances judiciaires.

Tripoli avait donné à l’ambassade jusqu’à midi (10H00 GMT) pour remettre à la justice M. Göldi. La représentation helvétique était encerclée lundi de dizaines de policiers et de véhicules des forces de l’ordre.

De son côté, M. Hamdani, dont Me Zahaf avait auparavant annoncé le départ pour la Tunisie, se trouvait toujours à Tripoli lundi en début de soirée afin de régler des formalités liées à son départ, ont indiqué son épouse et les autorités suisses aux médias.

Mme Bruna Hamdani a dit avoir parlé à son mari par téléphone vers 16H30 GMT.

"Il m’a dit qu’il sortait du ministère de l’Intérieur, qu’il devait avoir encore un entretien au ministère des Affaires étrangères et qu’il pourrait partir" après, a-t-elle déclaré à la Radio suisse romande.

"Il m’a paru tout à fait tranquille, il n’avait pas l’air de dire que quelque chose ne fonctionnait pas", a précisé Mme Hamdani à la Télévision suisse romande (TSR), ajoutant que son mari lui avait confirmé être en possession d’un visa de sortie du territoire libyen.

Mme Hamdani a indiqué n’avoir "pas la moindre idée" de la façon dont son mari, détenteur de la double nationalité suisse et tunisienne, quitterait le pays. "Probablement qu’on verra cela demain (mardi) car ce soir c’est un peu tard."

Les deux Suisses étaient poursuivis en Libye pour "séjour illégal" et "exercice d’activités économiques illégales".

Si M. Hamdani a été blanchi, M. Göldi a été condamné en appel à quatre mois de prison ferme pour "séjour illégal" et à une amende de 800 dollars dans la deuxième affaire. Il n’avait toutefois pas été emprisonné et s’était réfugié à l’ambassade helvétique à Tripoli, comme M. Hamdani.

Les deux hommes d’affaires avaient été arrêtés le 19 juillet 2008 en Libye, après l’interpellation musclée à Genève d’un fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, Hannibal, et de son épouse, sur une plainte de deux domestiques accusant leur employeur de mauvais traitements.

Dans un communiqué, l’organisation Amnesty International a demandé lundi la libération immédiate de M. Göldi, présenté comme "un pion dans une querelle diplomatique entre la Suisse et la Libye".

"Nous le considérons comme un prisonnier de conscience, qui a été emprisonné parce qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment", a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe des programmes d’Amnesty au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Les autorités libyennes avaient menacé de prendre des "mesures" à l’encontre de l’ambassade si M. Göldi n’était pas livré à la police, selon Jana.

Le ministre autrichien des Affaires étrangères Michael Spindelegger a déclaré à l’agence APA que plusieurs diplomates européens s’étaient rendus dans les locaux de la représentation helvétique, encerclée par des forces de police, pour s’opposer à une menace de prise d’assaut.

Rome a indiqué que le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi avait appelé personnellement le leader libyen Mouammar Kadhafi, dimanche tard dans la soirée, pour le convaincre de ne pas attaquer l’ambassade.

source:aufaitmaroc.com

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