
Des experts ont suggéré que la tentative d’attentat commise vendredi à bord d’un avion de ligne américain entre Amsterdam et Detroit aurait pu être évitée si les contrôles dans les aéroports se faisaient à l’aide de scanners corporels plutôt que de rayons X.
Mais l’utilisation de ces scanners est controversée, en raison notamment des présomptions de voyeurisme. Les ondes de ces appareils traversent en effet les vêtements et font apparaître sur l’écran le corps dévêtu, en trois dimensions. Leur coût très élevé est aussi dissuasif.
"Il y a un problème de coût et vous devez toujours avoir le juste équilibre entre assurer la protection de la population, ce qui est notre première préoccupation, et permettre aux gens de continuer à mener une vie normale", a déclaré Alan Johnson à la radio BBC Four.
"Il y a un problème de coût, oui, (et) il y a un problème de commodité", a-t-il repris. "Mais nous avons l’intention d’être à la pointe de cette technologie et de nous assurer de la mettre en place aussi vite que possible".
Des scanners corporels ont déjà été testés au Royaume-Uni, en 2004 à l’aéroport londonien d’Heathrow, premier aéroport mondial pour le trafic international, et plus récemment, depuis octobre 2009, à l’aéroport de Manchester (nord-ouest de l’Angleterre).
Le Nigérian, Umar Farouk Abdulmutallab, 23 ans, a tenté vendredi de faire exploser un avion de ligne américain, en provenance d’Amsterdam, qui s’apprêtait à atterrir avec ses 278 passagers et 11 membres d’équipage à Detroit (nord des Etats-Unis).
L’inculpé a avoué avoir injecté à l’aide d’une seringue un liquide chimique dans du penthrite, un explosif très puissant qui peut être activé par un détonateur ou une très forte chaleur.
La poudre explosive était cachée le long de sa cuisse et ce procédé lui aurait permis de passer les contrôles de l’aéroport d’Amsterdam-Schipol, jugés très rigoureux.
source:aufaitmaroc.com

Commentaires
Répondre à cet article